L’EAU TOUJOURS POTABLE ?

L’eau potable contaminée ?

L’être humain ne peut vivre sans EAU…

L’EAU c’est la vie.

De nos jours, l’homme pompe l’EAU dans les nappes phréatiques profondes afin d’avoir l’EAU à volonté de façon durable… ce n’est pas aussi évident.

L’EAU distribuée à notre robinet doit être potable.

Pour cela elle est traitée, surveillée et contrôlée en permanence.

Malgré ces soins d’une haute technicité, une publication récente de l’ANSES suite à une campagne de mesure sur le territoire français décrit la présence en France —certes en quantités infimes— de résidus de médicaments (traitements contraceptifs, anti inflammatoires, anti dépresseurs, antibiotiques) dans un quart des unités de distributions.

C’est tout de même inquiétant pour l’avenir car cette pollution ne peut que s’aggraver au fil du temps par la consommation de plus en plus importante de molécules médicamenteuses et par l’accroissement de la population.

A NÎMES, les habitants consomment et utilisent une EAU pompée dans la nappe phréatique au confluent du RHÔNE et du GARDON.

L’EAU consommée est rejetée après usage sous diverses formes dans le réseau de collecte pour l’assainissement dans la zone urbaine et dans les fosses septiques en zone de GARRIGUE. Cette eau contient inévitablement les résidus de médicaments consommés par la population.

Notre GARRIGUE compte environ 6000 fosses. 56% ont déjà été contrôlées.

Plus de 2000 sont non satisfaisantes et plus de 170 sont considérées » point noir ».; il faut y ajouter de nombreux déversements sauvages et clandestins.

La nature karstique du sous-sol de la GARRIGUE avec des transferts rapide ne permet pas le filtrage ou auto épuration des eaux entre la surface et les nappes.

Il résulte de cette situation un risque important de pollution diffuse des nappes, permanente, progressive en fonction du développement de l’urbanisation sans assainissement collectif.

Cette pollution s’étend bien au-delà de la zone de GARRIGUE par l’interconnexion des nappes.

L’analyse de l’EAU de quelques sources artésiennes signale la présence à l’émergence de coliformes thermo tolérants et Streptocoques fécaux, ces germes sont des témoins de contamination fécale qui proviennent des fosses septiques défectueuses.

La présence de ces germes atteste de liens directs et rapides entre les eaux usées et la nappe.

Cette situation peut s’avérer très dangereuse pour la santé. Il en résulte un accroissement des efforts de traitements de potabilisation après le captage et lors du transport de l’EAU. Ces efforts sont d’une part refacturés et d’autres parts ils ne parviennent pas à ce jour à éviter totalement la présence des résidus au robinet. En amont, il y a pollution permanente et malheureusement durable.

En aval, il faut traiter l’EAU par des procédés de plus en plus chers.

En cause, les assainissements autonomes défectueux. La solution, c’est l’extension du réseau d’assainissement collectif.

La situation est très inquiétante, il faut en prendre conscience et œuvrer pour le respect de la qualité de l’EAU, élément indispensable de notre environnement.

L’eau est dans tous les esprits… des humains responsables, Que ce soit : Pour le maintien de l’EAU disponible — Pour l’accès à l’EAU potable pour tous —Pour le respect de l’EAU —Contre la pollution de l’EAU.

La pégoulade de la Feria centrée sur l’EAU est une excellente initiative

. Encore faudrait-il que l’EAU soit au centre des préoccupations de tous les Nîmois et bien sur de leurs Elus…

Par exemple, il faudrait impérativement prolonger le réseau d’assainissement collectif dans la GARRIGUE NÎMOISE habitée afin de préserver les nappes phréatiques de la pollution (fosses septiques en disfonctionnement ou occultées).

Ce qui rétablirait l’équité entre les NÎMOIS : En GARRIGUE, l’eau coute : En zone urbaine : 3 euros 15. Nos deux associations ont invité les associations qui militent pour le respect de l’environnement des communes limitrophes de NÎMES, situées en GARRIGUE, pour procéder à un recensement des sources de leur localité, initiative qui démarre bien.

On pourrait lancer l’idée d’une FONDATION pour les SOURCES de la GARRIGUE NÎMOISE pour faire prendre conscience.

Article mis à jour, le 5 octobre 2011

Lire les articles précédents :
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