La pollution en marche

Il est établi que

chaque habitant du Languedoc-Roussillon consomme 165 litres d’eau potable par jour pour l’hygiène, le nettoyage et parfois l’arrosage.

L’usage alimentaire et la cuisine ne représente qu’une infime partie.

En garrigue, après usage, l’eau désormais usée passe par la fosse septique ou est absorbée directement par le sol.
Le S.P.A.N.C. considère que 33% des fosses septiques sont en dysfonctionnement; il y a environ 20000 habitants en garrigue nîmoise,  ce qui représente une consommation d’environ 1200 000 m3 par an :
(165 X 20000X 365) dont un tiers est polluée, c’est-a-dire : 1200 000 :3 =400 000 m » qui chaque année polluent le sous-sol : (plus de 1000 m3 par jour).
En garrigue il y a beaucoup de forages dont on se sert surtout pour l’arrosage. Un certain nombre de ces forages pompent de l’eau polluée et l’arrosage assure la diffusion de la pollution en surface… pollution qui finit par atteindre la nappe phréatique; c’est l’exemple parfait du cercle vicieux !

A ce rythme, la pollution ne peut que s’aggraver et se pérenniser.

Si on ajoute à cette situation déjà très grave, l’injuste sort de 85 % de nîmois raccordés au réseau d’assainissement collectif qui paient l’eau plus l’assainissement alors que par l’interconnexion des nappes, la pollution générée par la garrigue se propage dans tout le sous-sol de la ville, on arrive à une situation complètement ubuesque !

Et, avec l’urbanisation galopante de la garrigue (sans réseau d’assainissement collectif) qui ne peut qu’augmenter :

  • Les risques d’inondation des zones urbaines.
  • Les mauvaises conditions de circulation par l’augmentation du parc auto.
  • La pollution des nappes phréatiques,

on est bien loin des propos euphoriques des élus sur la ville avec par exemple le chantier A.E.F.

Article mis à jour, le 2 mars 2012

Lire les articles précédents :
Des poissons qui lavent l’eau !

Voici, enfin - peut-être - une initiative intelligente. Des carpes et des Gardons contre la pollution de la fontaine de...

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