La nature se défend ?

Si la pollution

ne s’était pas manifestée visiblement (FONT des MERLES 21/11/2011) on aurait du se contenter des résultats d’analyse d’eau sur quelques sources; chiffres indiscutables certes, mais sur une pollution invisible.

Mais alors, que s’est’ il passé ?

En 1999, les pouvoirs publics font procéder à la création d’un bassin de dégravement dont personne n’a encore compris l’utilité. Lors des crues du cadereau d’Uzès, ce bassin ne retient aucun charriage lourd ou léger si ce n’est les herbages fauchés dans l’été mais non évacués
Les terrassements nécessaires n’ont pas dépassé 2m. de profondeur au nord de ce bassin. Mais en terrain karstique, point n’est besoin de creuser profond pour modifier la topographie du terrain.
Sitôt les travaux terminés, on peut constater la présence d’eau permanente à l’angle nord-est du bassin, 0 5 à 6m de la rive gauche du cadereau. Une source venait de naitre. Une végétation de plus en plus abondante se manifeste, notamment des joncs. Dés 2000, le collectif pour les SOURCES surveille et contrôle l’activité de cette manifestation hydraulique. Le collectif demande à la ville de Nîmes de procéder à l’aménagement de cette source pérenne située sur le domaine public en 2009.
Les travaux d’aménagement de cette source dénommée FONT des MERLES par M r FILIPPI, adjoint au Maire ont eu lieu les 4 et 5 mai 2011; aménagement non terminé, mais les travaux reprendront …incessamment…
Dés lors la FONT des MERLES fournit une eau claire (pas forcément potable) et limpide dans un décor de pinèdes magnifiques… jusqu’au 21/11/2011 ou la pollution brutale et soudaine transforme cette source en cloaque immonde.
Bien sûr, il est indéniable que cette pollution soit une conséquence du dysfonctionnement de fosses septiques mais ce phénomène présente l’avantage de rendre visible cette pollution.
Les autres sources du secteur, même polluées, ne présentent pas de tels cloaques, leurs eaux sont claires et limpides.
Sans tomber dans une naïveté excessive, on pourrait penser que  » Dame nature »  veuille nous avertir. On ne l’agresse pas impunément. Déjà, pour les bassins de retenue de l’armée et du ROSSIGNOL, lors des crues, l’eau prend un malin plaisir à passer sous les digues et ces bassins ne se remplissent jamais. Pour la FONT des MERLES, le problème de dysfonctionnement des fosses est récurent depuis longtemps, puis on creuse le bassin de dégravement d’ENGANCE et pour terminer, on aménage la source… c’en était trop peut-être ?…alors  » Dame nature » manifeste son courroux…

Peut-être devrions-nous être plus attentifs pour le respect de notre environnement.
De même qu’après une longue période sans pluie significative, la nature remet les pendules à l’heure en déversant des précipitations intenses et prolongées…où tout est possible… de même après des décennies de pollutions invisibles, désormais la catastrophe est là !

Sachons faire face intelligemment… si possible !

Article mis à jour, le 2 mars 2012

Lire les articles précédents :
Quelques réflexions sur la pollution de la FONT des MERLES

Depuis bien longtemps, les nappes phréatiques sont polluées par le dysfonctionnement de certaines fosses septiques (33%). Des résultats d'analyse d'eau...

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