LES TUNNELS

LA SOLUTION TUNNELS HYDRO-ROUTIER

A Nîmes, on circule très mal en permanence et on s’y noie de temps en temps. Nîmes n’est ni maritime ni fluviale et c’est la seule ville du LANGUEDOC ROUSSILLON à avoir cette particularité. En conséquence, lorsque la ville est inondée ce n’est pas par l’eau qui monte mais par l’eau qui descend des collines par les cadereaux.

                    En LANGUEDOC ROUSSILLON toutes les villes sont soit maritimes soit fluviales.

 

Pont st Eprit :  Rhône     |     Avignon : Rhône    |    Bagnols sur Cèze : Cèze    |    Alès : Gardon    |    La Grand Combe : Gardon    |    St Jean du Gard : Gardon    |      Anduze : Gardon     |    Lodève : Lergue    |    Carcassonne : Canal du Midi    |    Castelnaudary : Canal du Midi    |    Aix les Thermes : Ariège    |    Le Vigan : Arre    |    Bédarieux : Orb    |    Béziers  : Orb    Narbonne : Canal de l’Aude à la mer    |    Montpellier : Lez    |    Sète : Mer    |    Agde : Hérault    |    Ganges : Hérault    |    Limoux : Aude     |    Quillan : Aude    |    Prades : Têt    |Perpignan : Têt

                    Certes il pleut aussi sur ces localités et elles peuvent connaitre elles aussi les inondations, mais la présence de rivières, de fleuves, de canaux ou de la mer facilite l’évacuation des crues dans ces exutoires de proximité.

                    Quand Nîmes connait l’inondation par les crues du cadereau, celles-ci se trouvent ralenties en zone urbaine par les obstacles que constituent le viaduc S.N.C.F, le boulevard périphérique et l’autoroute. De plus l’exutoire naturel des crues des cadereaux, c’est le VISTRE, ce fleuve côtier d’une cinquantaine de kilomètres qui prend se source au sud de BEZOUCE et qui, avec une pente insignifiante de O, 12 % et un lit absolument insuffisant se traine lamentablement vers la mer ou les « Génies » de l’urbanisation côtière ont supprimé son estuaire. C’est justement par l’aval qu’il faut commencer pour traiter de façon rationnelle les crues des cadereaux

                    A l’origine, l’estuaire du VISTRE se situait sur l’actuel étang du Repausset au sud du chenal maritime d’Aigues-Mortes et à l’est du Grau-du-Roi.

                    – Recréer le delta du Vistre.

                    – Elargir considérablement le lit du Vistre.

                    – Approfondir également ce lit.

Dans le même temps, il serait bon d’étudier sérieusement l’origine des eaux provenant des bassins extérieurs à la commune mais qui enrichissent énormément les crues des cadereaux. L’origine, la quantité de ces apports, et le décalage dans le temps entre les précipitations et l’arrivée dans les cadereaux permettrait d’établir un système d’alarme performant, permettant l’économie de vies humaines et la mise en sécurité des biens des Nîmois.

                    Depuis que l’humain construit des maisons et des voies de communication…

C’est en surface que cela se produit et c’est bien sur, fort logique. Mais les humains se reproduisent assez régulièrement ainsi que leurs activités et leurs déplacements, il s’en suit qu’il n’y a plus de place en surface.

                    Il faut donc que l’humain investisse dans les deux autres espaces qu’il a peu utilisé jusqu’ici et ou par conséquent, les possibilités sont immenses :

                    – Espace aérien pour l’habitât et certaines voies de communication.

                    – Espace souterrain pour l’évacuation des eaux et les déplacements.

                    D’où l’idée de tunnels hydro-routiers que j’ai proposé à M r le Maire de l’époque le 20/12/88 quelques semaines après l’inondation catastrophique du3/10/88.

                    Ce plan consisterait au creusement de galeries souterraines profondes (environ 25m.) sous les principaux cadereaux, destinées à évacuer les crues vers le Vistre ou faciliter la circulation urbaine ou suburbaine.

                    – L’origine amont des tunnels devrait se situer en  amont de la zone de garrigue fortement urbanisée.

                    –  La sortie aval des tunnels devrait se situer en aval de l’A 54.

                    – Pour chaque tunnel une sortie en centre ville et une sortie en bout de galerie.

                    – Une signalisation pour évacuer puis interdire la circulation en cas de risque d’inondation.

– Tout au long de chaque tunnel, une relation avec la surface pour absorber le ruissellement urbain.

                  – Le premier tunnel devrait être creusé sous le cadereau d’Alès qui est le plus important des cadereaux Nîmois ; dés son ouverture le risque d’inondation s’amenuise et la circulation est améliorée.

                    – Le deuxième tunnel devrait concerner le cadereau d’Uzès. Dés lors la ville ne devrait plus connaitre d’inondation catastrophique et la circulation serait améliorée considérablement.

                    – Le troisième tunnel devrait être creusé au dessus des 2 premiers mais dans le sens Ouest-Est. Il serait destiné à recevoir le ruissellement urbain qu’il canaliserait vers les deux galeries Nord-Sud et à assurer la traversée souterraine de la ville par la circulation routière.

                   – Par la suite une autre galerie pourrait être creusée sous le cadereau de COURBESSAC.

                    – Puis ces tunnels seraient doublés pour permettre la circulation dans les deux sens ; ensuite d’autres demi-galeries pourraient être creusées à partir du centre ville et orientées vers la périphérie.

                    La réalisation de ce projet constituerait la création de 30 km.de voirie supplémentaire soit pour chacun des 3 tunnels sous les principaux cadereaux :

                  – Une voie Nord-Sud

                   – Une voie Sud-Nord

Soit dans le sens transversal pour un tunnel.

                 – Une voie Ouest-Est

                  – Une voie Est-Ouest.

                    Nîmes se noie depuis plus de 7 siècles. Ce vaste chantier pourrait s’étaler dans le temps sur plusieurs décennies (.(comme le P.P.C.I.)

                    Pourquoi un tel plan ?

On l’a vu, toutes les activités dans tous les domaines se développent soit au centre ville mais surtout au sud de la ville (ville active)

                    Toutes les eaux de ruissellement, et à plus forte raison les inondations, convergent vers le sud, vers le VISTRE, vers la mer.

                    A orientation commune, pourquoi pas itinéraire commun ?

                    Et pourquoi ne pas reprendre l’idée géniale de PHILIPPE LEBEL en 1285.

                    Pourquoi ne pas creuser le VISTRE suffisamment pour permettre à un canal de relier Nîmes à la mer ? Nîmes devenant ville maritime.

                    Ce chantier, qui en 1285 pouvait paraitre irréalisable deviendrait de nos jours un projet tout simplement important.

                    Cette voie maritime qui traverserait dix communes qui deviendraient elles aussi maritimes avec un petit port de plaisance. C’est toute la région qui bénéficierait de cette avancée touristique, c’est la mer qui pénètrerait au cœur du département du Gard…pour avaler…à la source…les crues des cadereaux…

                    Avantage non négligeable de la solution tunnel : les gaz d’échappement des véhicules produits dans les tunnels sont récupérés et traités à leur sortie, ce qui diminue considérablement la pollution en zone urbaine.

                    Ce canal, dont les berges, au départ de Nîmes, s’élèveraient à environ 25m pourrait très facilement endiguer les crues des cadereaux si sévères soient-elles.

FINANCEMENT

                    Il faut bien croire qu’il y a de l’argent…La tragédie du 3/10/88 a couté 4 milliards de francs lourds. Cette grosse somme a été trouvée très rapidement via les assurances et les budgets départementaux, régionaux… bref les citoyens contribuables ont payés. Il aurait mieux valu dégager ces fonds avant, afin de préserver plutôt qu’après pour réparer. Et on aurait surement économisé la perte de 11 vies humaines, ce qui n’est pas rien.

A cette époque, avec 4 milliards, on pouvait faire 2 tunnels.

De plus, l’étalement dans le temps facilite le financement.

Mais il y a mieux :Les grandes banques d’affaires, les sociétés financières supranationales disposent de capitaux et ne demandent pas mieux que d’investir sur de grands projets d’urbanisme générateurs de contrats de construction, d’exploitation, d’entretien, de gestion de longue durée renouvelables.

                    Le passage dans les tunnels, l’utilisation du canal maritime et des ports de plaisance soumis au péage… comme pour les autoroutes.

                    Ainsi les 2 problèmes majeurs de Nîmes : CIRCULATION-INONDATION seraient réglés simultanément sans qu’il en coute un sou au citoyen contribuable.

                    D’aucuns peuvent estimer cette idée UTOPIQUE. C’est ce qu’on a du dire à AGRIPPA, lorsqu’il décida d’amener l’eau de la FONTAINE d’EURE à Nîmes il y a 2000ans..C’est ce qu’on a dit à PAUL RIQUET lorsqu’il présenta son plan du canal du MIDI, c’est ce qu’on a dit à FERDINAND de LESSEPS, pour son canal de SUEZ, et ce qu’on a dit—Je me souviens, je l’ai vécu—a Philippe LAMOUR pour l’aménagement du BAS-RHÔNE. Certes, je n’ai pas la prétention de me comparer à ces grands hommes qui ont réalisé des œuvres gigantesques. Je dis simplement que cette idée mériterait d’être étudiée.. C’est une idée à creuser !

                    Pour mémoire, Paul RIQUET n’avait que peu d’instruction. De LESSEPS était diplomate et P.LAMOUR était avocat. Aucun d’eux n’était donc ingénieur hydrologue.

                                       Aucune autre solution valable n’a été proposée à ce jour.

                    La mémoire de l’eau qui s’estompe inexorablement avec le temps et avec la complicité passive, tacite ou volontaire des pouvoirs publics, piège tout le monde y compris les responsables politiques.

                    Une ville qui s’investit dans un tel projet destiné à faciliter la circulation donc à améliorer les conditions de vie…et éviter les inondations, donc sécuriser au maximum la vie de la cité…ne peut qu’attirer les entreprises et les investisseurs.

On peut citer l’exemple de MILLAU dont le viaduc attire les touristes, fait le bonheur des commerçants, des artisans, crée des emplois.

                    La solution tunnels HYDRO-ROUTIERS constituerait un pôle d’attraction très important.

                    Nîmes est connue en EUROPE…Pour ses monuments romains ? C’était il y a 2000 ans…Le passé…Pour ses corridas ? C’est la violence à l’état pur et c’est le présent…

                    Pour l’avenir, faisons quelque chose de mieux… 

Article mis à jour, le 5 octobre 2011

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