Eau et sources en 2013

L’eau douce est un élément naturel indispensable à la vie.

Son volume disponible sur notre terre, quoique légèrement en diminution, est presque constant : 9000 km 3 par an.

Mais les humains et leurs activités sont de plus en plus avides d’eau et l’usage qu’ils en font échappe à toute rationalité. Les savants ont calculé, compte tenu de la démographie galopante et de l’exploitation anarchique de l’eau, que lorsqu’on boit un verre d’eau….cette eau a déjà été bue dix fois !

On apprend à l’école primaire que l’eau circule sur notre planète selon un circuit immuable : ÉVAPORATION,  PRÉCIPITATION,  RUISSELLEMENT,  INFILTRATION ;
L’eau que l’on voit est peu utilisée : Ce sont les fleuves, les rivières, les lacs, les mares…L’eau, indispensable, consommée par l’homme n’est guère visible : c’est l’eau du robinet ou l’eau en bouteilles.
Cette eau pompée dans les nappes phréatiques plus ou moins polluées nécessite de nombreux traitements très onéreux pour la rendre potable, tout en altérant parfois son goût. Ces pollutions proviennent des activités industrielles, agricoles et en garrigue des fosses septiques défectueuses. C’est là un autre circuit de l’eau que le citoyen contribuable ne connait pas…ou parfois ne veut pas connaitre.

Evidemment les nappes phréatiques ne sont pas visibles mais on peut connaitre leur état sanitaire en analysant l’eau des sources qu’elles alimentent et qui en sont des témoins intègres. Il faut donc protéger ces sources et pour cela il faut les connaitre. Pas seulement pour l’aspect esthétique mais surtout pour s’imprégner du rôle fondamental de l’eau.
En garrigue, la pollution des sources est provoquée par des fosses septiques défectueuses. En conséquence, les pouvoirs publics, par l’intermédiaire du S.P.A.N.C. (Service public d’assainissement non collectifs), contrôlent ces fosses et exigent des propriétaires leur remise en bon état de marche. Il semblerait logique que l’eau de toutes les sources de Ggarrigue soit analysée régulièrement afin de suivre précisément l’évolution de la pollution.
Ces sources produisent une eau claire et limpide qui incite à s’y désaltérer car cette pollution est invisible et inodore. Mais cette EAU est non potable. Un exemple : l’eau de FONT du ROSSIGNOL, le 6/11/2003 comptait 2 colonies de coliformes thermotolérants pour 100ml.
Le 20/4/2012 : 45 ‘’’’’’ ‘’’’’’ ‘’’’’’’’’’’
La pollution de l’eau des sources, dont des nappes souterraines n’est pas une vue de l’esprit, c’est malheureusement une triste réalité.

Il est de la responsabilité de chacun d’entre nous, de prendre conscience de cette situation et de tout faire pour que l’eau de nos sources redevienne convenable.
L’extension de l’urbanisation en GARRIGUE doit être définitivement stoppée et le réseau d’assainissement collectif doit être étendu à toute la garrigue habitée.
C’est indispensable pour assurer l’avenir des générations futures.

Article mis à jour, le 12 février 2013

Lire les articles précédents :
Rocade nord de Nîmes et Parc Naturel Régional de la Garrigue

Au gré de différents contacts avec la population nîmoise, quelques personnalités en vue du monde politique local relancent assez régulièrement...

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